Rock'n'Roll Victim

Month

February 2011

8 posts

San Francisco Garage

Trop de travail cette semaine et donc pas assez de temps pour faire un article complet. Mais pas d’inquiétude, tout est prévu pour vous faire patienter en musique. Voici donc un petit aperçu de la foisonnante et hyperactive nouvelle scène garage de San Francisco, surement ma préférée du moment. En attendant peut-être un papier plus détaillé sur le sujet.

Prochain étape: Austin ou Detroit ?

Feb 26, 20111 note
#fresh & onlys #garage #guilhem denis #san francisco #thee oh sees #tim cohen #ty segall #playlist
What Difference Does It Make? Stranded Horse

La reprise du mercredi (10) :

Stranded Horse - What Difference Does It Make? (The Smiths)

Feb 23, 20112 notes
#stranded horse #the smiths #what difference does it make? #yann tambour #reprise du mercredi
The Electric Banana Blows Your Mind

Les temps sont durs pour Dick Taylor en cette année 1967. Il voit ses anciens camarades de classe Mick Jagger et Keith Richards enchainer les tournées triomphantes avec les Rolling Stones (dont il a brièvement tenu la basse à l’époque où le groupe s’appelait encore Little Boy Blue and the Blue Boys) alors que son propre groupe, The Pretty Things, peine à décoller dans les charts. Loin est le succès de leur premier album sorti pourtant seulement deux ans plus tôt - The Pretty Things se classait alors à la sixième place au Royaume-Uni.

Réputés pour leur rock’n’roll brutal et agressif ainsi que leur rébellion capillaire, les Anglais se trimballent également l’image de musiciens subversifs, vulgaires et incontrôlables. A la sortie de leur deuxième galette, Get The Picture?, nombre de leurs titres se font censurer, provoquant un échec commercial. Mais le pire reste à venir. Bryan Morrison, leur manager, prend la décision de ne pas les faire tourner aux États-Unis, contrairement aux pointures britanniques de l’époque. C’est un marché colossal qui se ferme alors devant eux.

L’excellent groupe londonien doit ainsi faire fasse à un énorme manque de reconnaissance. Mais c’est surtout le manque d’argent qui poussera Dick Taylor et sa bande à enregistrer pour De Wolfe Music, fournisseur de musique pour films à petit budget. Sous un pseudonyme bien entendu : The Electric Banana (hommage déguisé aux Electric Prunes ?). Leur chansons se retrouvent ainsi sur la bande son de plusieurs films d’horreur ou érotiques de la fin des années 60. Le groupe est d’ailleurs visible au complet dans le film “What’s Good for The Goose”, lors d’une scène dans un bar psychédélique où il interprète les classiques “It’ll Never Be Me” et “Blow Your Mind”.

Des années après, la plupart de ces titres se retrouvent sur une compilation intitulée The Electric Banana Blows Your Mind. L’album est d’une densité et d’une qualité incroyables, dont les Pretty Things n’ont surtout pas à rougir. Si certains titres comme “What’s Good For The Goose” ou “Danger Signs” sont dispensables, les géniales “Alexander” - et son magnifique riff de basse - ou “Grey Skies” sont largement dignes de figurer sur les meilleurs de leurs productions. Enregistré à l’époque de SF Sorrow, il en possède le son psychédélique écrasant, ainsi qu’une intéressante prise alternative de “I See You”.  Surement la meilleure chanson de l’album, “Eagle’s Son” recèle ce qui doit être le meilleur solo livré par Dick Taylor derrière sa guitare distordue.

Un side-project à ranger dans votre discothèque à côté des deux chefs-d’œuvre des Pretty Things que sont Parachute et SF Sorrow.

Feb 20, 20112 notes
#electric banana blows your mind #guilhem denis #the pretty things #chronique
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Feb 18, 20115 notes
#king of limbs #lotus flower #radiohead #chanson
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Feb 16, 20112 notes
#creedence clearwater revival #i heard it through the grapevine #marvin gaye #reprise du mercredi
Shadows of Knight - Gloria

“Les Stones, les Animals et les Yarbirds se sont emparés du blues de Chicago et en ont fait une interprétation anglaise. On a repris cette version anglaise du blues et on y a rajouté une touche du style de Chicago.”

C’est ainsi que se décrivent avec justesse les Shadows of Knight. Formé en 1964 sous le nom de The Shadows, les six compères de la Windy City ont changé de nom après avoir remarqué qu’ils s’étaient gentiment fait griller la priorité par des Anglais à lunette. Mené par le chanteur Jim Sohns, le groupe est composé de musiciens de scène endurcis, habitués à enflammer le club du Cellar à Arlington Heights dont ils sont les hôtes pendant plus de six mois lors de l’année 1965. Une prestation remarquée en première partie des Byrds leur vaudra l’attention du label Dunwich Records, chez qui ils sortiront leur premier single : une reprise du tube “Gloria” des Them de Van Morrison. Afin d’éviter la censure qu’a connu l’interprétation originale, les paroles sont légèrement remaniées (“she comes to my room, just about midnight ” devient “she comes around here, just about midnight”). Enregistré dans l’urgence, le titre se place à la dixième place des charts nationaux.

Leur premier album voit le jour en 1966, porté par le single éponyme. Comme il est de coutume à l’époque, l’album est majoritairement composé de reprises. Mais contrairement aux concurrents, les Shadows of Knight s’approprient entièrement chaque morceau. Démarrant pied au plancher et porté par une énérgie débordante, à aucun moment le disque ne flanche. Avec un blues enragé et sauvagerie rock’n’roll, les Shadows of Knight marqueront indéniablement toute une génération de groupes garage. Le classique “I Got My Mojo Working” est ainsi pulvérisé, le “Oh Yeah” de Bo Diddley atomisé à coup de guitare fuzz. On retrouve par ailleurs ce dernier sur la cultissime compilation Nuggets.

Les Américains présentent également quelques titres originaux  “Lightbulb Blues”, “Dark Side” et “It Always Happens That Way”, avant de clôturer la galette de trois reprises de tubes signés Willie Dixon (l’excellente “You Can’t Judge A Book By The Cover”, “Hoochie Coochie Man” et “I Just Want To Make Love To You”). Le tempo est rapide, l’énergie débordante. On imagine très bien les adolescents de Chicago danser dans une salle du Cellar pleine à craquer.

On ne peut parler de Gloria sans évoquer le deuxième album du groupe, Back Door Men, sorti la même année. Véritable précurseur du mouvement psychédélique, le disque est soutenu par de pures pépites garage tels que “Bad Little Woman”, “Gospel Zone” ou encore “I’m Gonna Make You Mine”. A ne passer à côté sous aucun prétexte.

Feb 15, 20113 notes
#Guilhem Denis #garage #gloria #nuggets #oh yeah #shadows of knight #chronique
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Feb 9, 20111 note
#bob dylan #fleet foxes #i shall be released #wilco #reprise du mercredi
Art Brut - Bang Bang Rock & Roll

“Formed a band, we formed a band! Look at us, we formed a band!”

C’est ainsi que débute le premier album des anglais d’Art Brut. “And yes this is my singing voice, it’s not irony. This isn’t rock’n’roll we’re just talking to the kids.” scande Eddie Argos de son magnifique accent cockney. Le ton est donné: humour acide et riffs accrocheurs, voici la recette imparable d’un disque indispensable. Énergique, le quatuor livre une douzaine de chansons aux paroles corrosives plaquées sur des accords primitifs.

“We’re going to be the band that writes the song that makes Israel and Palestine get along.”

Ironie et auto dérision sont les maîtres mots du dandy Argos, qu’il parle d’un amour de jeunesse idéalisé (“Emily Kane”), de problème d’érection sur “Rusted Guns of Milan” (“I know I can, I know I can, I’m fine when I am with my own hand”), ou d’un besoin de s’évader de la grisaille londonienne pour retrouver le soleil californien (“Moving to L.A.”). Il en profite au passage pour tacler le magazine NME et afficher son mépris de l’industrie musicale sur “Bad Weekend” (“Haven’t read the NME in so long, don’t know what genre we belong”). Chaque banale anecdote de la vie quotidienne se transforme en modèle d’esprit caustique sous la classe du parolier british.

“No more songs about sex, drugs and rock and roll, it’s boring!”

Dans chaque chanson se cache au moins une perle de second degré. Mais si cette plume mordante et inventive font d’Art Brut un groupe à part, ils n’en oublient pas pour autant la musique : le post-punk incisif de “Bang Bang Rock & Roll”, le riff fabuleux de “Modern Art” ou les accords décapants de “Fight!” en sont la preuve.

Bang Bang Rock & Roll, un album essentiel à écouter le sourire aux lèvres et la bière à la main.

Feb 8, 20111 note
#art brut #bang bang rock & roll #eddie argos #good week end #guilhem denis #chronique
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