Mon année 2012 résumée en 33 disques et 66 morceaux.

A Place to Bury Strangers Worship
Blackfeet Braves Blackfeet Braves
Camera Radiate!
Cosmonauts If You Wanna Die Then I Wanna Die
Dan Sartain Too Tough To Live
DIIV Oshin
Disappears Pre Language
Jason Lytle Dept. Of Disappereance
JC Satan Faraway Land
King Tuff King Tuff
The Laurels Plains
Lotus Plaza Spooky Action At The Distance
Lower Dens Nootropics
Moon Duo Circles
Opossom Electric Hawaii
Pond Beard, Wives, Denim
Royal Baths Better Luck Next Life
Royal Headache Royal Headache
Sonny & The Sunsets Longtime companion
Spiritualized Sweet Heart Sweet Light
Tame Impala Lonerism
Terry Malts Killing Time
The Babies Our House On The Hill
The Fresh & Onlys Long Slow Dance
The Hussy Weed Seizure
The Men Open Your Heart
The UFO Club - The UFO Club
Thee Oh Sees Putrifier II
Timmy’s Organism Raw Sewage Coq
Ty Segall & White Fence Hair
White Fence Family Perfume Vol. 1 / Vol.2
Woods Bend Beyond
Woollen Kits Four Girls
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Il y a de ces albums qui s’apprivoisent, se laissent dompter. Se dévoilent peu à peu au fil des écoutes. Et finissent inlassablement pour nous conquérir, note après note, chanson après chanson. Et puis il y a l’inverse : ces albums qui semblent être destinés à être découvert à cet endroit, à ce moment précis. Ceux qui sonnent comme une évidence. Comme le deuxième album, éponyme, de King Tuff.
Une pochette incroyable qui attire l’attention (un démon chauve-souris tenant une guitare et une baguette magique sur fond rose) et un son parfaitement calibré pour l’été fait de King Tuff le disque idéal pour régner sur la saison estivale. Mais pas seulement.
Casquette quasiment toujours vissée sur sa longue chevelure, Kyle Thomas, sorte d’antihéros underground, multiplie les projets : il est ainsi membre du groupe lo-fi Happy Birthday (auteurs du fantastique tube “Girls FM”), de celui d’avant-folk Feathers ou encore de Witch, formation stoner metal incluant notamment un certain J. Mascis (Dinosaur Jr.) à la batterie. Quatre ans après un premier essai pur garage en tant que King Tuff, Kyle s’est adjoint les services d’une grande figure de Detroit à la production : Bobby Harlow, tête pensante des indispensables The Go (dont l’annonce d’un album est une des meilleures nouvelles de l’année, soit dit en passant) et de Conspiracy of Owls.
Un rencontre de rêve qui accouche d’un album remarquable, véritable pourvoyeur de tubes. Ne se contentant pas comme à ses débuts d’un garage rock à la Ramones, le kid de Vermont montre toute l’étendue de sa palette : un Bad Thing au son jouissif presque powerpop, un Loser’s Wall aux riffs stonien ou un Baby Just Break au relent de Bob Dylan. Mais là où King Tuff impressionne le plus, c’est lorsque qu’il ralentit le tempo, éclaircit le son et s’éloigne quelque peu de sa voix nasillarde. Le glam classieux de Swamp of Love, que l’on croirait tout droit sorti d’un disque de T.Rex, ou la ballade au synthé Unusual World en sont le meilleur exemple.
Une dernière chanson au titre magnifiquement bien choisi - « Hit & Run », irrésistible single – aura fini de convaincre n’importe quel sceptique : King Tuff est un album fait pour durer. La preuve, il accompagne chacune de mes matinées depuis sa sortie, il y a bientôt deux mois. Et je ne suis pas prêt de m’en lasser.

L’été s’est fait attendre mais pointe enfin le bout de son nez. L’occasion idéale pour préparer ma bande son de la saison, uniquement composée de chansons sorties cette année. Entre dream pop et rythmes ultra-vitaminés, pour se prélasser au soleil ou se balader les pieds dans l’eau.